« La révolution agroécologique latino-américaine » à Montpellier pour la 24ème quinzaine des Tiers Mondes


Parce que l’agroécologie latino-américaine est une agriculture qui ne se résume pas seulement à des pratiques agricoles, elle est aussi centrée sur l’homme… C’est sous cet angle que nous partagerons avec vous nos découvertes et nos rencontres paysannes sur ce continent en ébullition… 

Rendez-vous le jeudi 28 novembre de 12h à 14h à l‘Espace Martin Luther King de Montpellier pour un café-actualité. Au programme : « La révolution agroécologique latino-américaine, un mode de développement éthique ! ».

Organisée par la Maison des Tiers Mondes et de la Solidarité Internationale, la 24ème édition de la quinzaine des Tiers Mondes vous invite,  du 16 au 30 novembre, à méditer sur la thématique « Ethique et Développement », à travers des conférences, débats, tables rondes, expositions, films, animations…

Pour télécharger le programme, suivez le lien…

Agroécologie et développement endogène en Bolivie : un nouveau paradigme ?

La Bolivie est un pays où les petits paysans indigènes, « pueblo originario », ont réussi à conserver des traditions agricoles fortes, basées sur le respect de la terre et le renouvellement de sa fertilité ; et cela, malgré des siècles de colonisation espagnole suivit d’un capitalisme aux conséquences dévastatrices pour les cultures locales… La petite agriculture bolivienne, que certains considèrent comme étant « archaïque », est aujourd’hui bien plus « écologique » et « durable » que l’agriculture moderne industrialisée.

Pour comprendre l’émergence de l’agroécologie en Bolivie, il nous apparaît indispensable de s’intéresser d’abord à l’histoire agraire du pays, qui a forgé la structuration actuelle du monde rural. Comme dans tous les pays latino-américains,  cette histoire est avant tout liée aux luttes paysannes pour la terre, « question de vie ou de mort » pour tout un peuple dont la vie quotidienne s’articule autour d’une petite agriculture de subsistance.

Dans ce contexte, où le droit au foncier est une question centrale, l’agroécologie s’est érigée en nouveau paradigme, alternative au modèle occidental du développement. Cette « agroécologie du sud » vise avant tout à revaloriser les savoirs des paysans, malheureusement dénigrés par la société moderne, selon le concept d’un « développement endogène ».

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Riomuchacho : entre permaculture et écotourisme

A 35 km au nord de Bahía, Manabí, se trouve la petite ferme de 11 ha de Rio Muchacho. Située au cœur de la zone de transition entre forêt tropicale humide et forêt tropicale sèche, la ferme se trouve au sein d’un écosystème unique au monde, de par ses caractéristiques et l’extrême biodiversité qui s’y concentre. Nicola et Dario, un couple néozélandais-équatorien, s’efforcent depuis 1989 de reforester leurs terres et de développer une agriculture adaptée à la zone suivant les principes de l’agroécologie et de la permaculture. Le développement de l’écotourisme leur a permis de mettre en place une école environnementale alternative communautaire et d’autres projets éducatifs dans la région. Partons ensemble à leur rencontre…

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Des consomm’acteurs en Equateur !!

« Los alimentos son el vinculo fundamental entre la ciudad y el campo »

“Les aliments sont le lien fondamental entre la ville et la campagne”

A notre arrivée en Equateur nous avons été surprises par l’omniprésence du mot « agroécologie ». On l’entend souvent de la bouche des producteurs, on le retrouve sur certains marchés paysans, dans les programmes et projets d’associations de la société civile et d’ONG, jusque dans les propositions de loi élaborées par la COPISA (voir article : l’Equateur un pays en mouvement) ! Nous avons voulu en savoir plus sur ce mouvement qui prend de l’ampleur depuis 5 ans, particulièrement à Quito, la capitale. Nous avons donc rencontré les organisateurs de marchés agroécologiques, les fondateurs du premier label Bio créé en Equateur et différentes organisations impliquées dans la promotion de l’agroécologie.

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Histoire agraire et émergence de l’agroécologie à Cuba

Pour mieux comprendre l’apparition, l’évolution et la place actuelle de l’agroécologie à Cuba, nous allons vous donner un aperçu de l’histoire agraire cubaine.

Révolution socialiste et « révolution verte » (1959 à 1990)

Durant l’époque coloniale et postcoloniale, le modèle agricole cubain est très largement tourné vers l’exportation de sucre vers l’Europe et les Etats Unis.

En 1959, la révolution menée par Fidel Castro a pour objectif de rompre avec cette structuration coloniale de l’agriculture. Le gouvernement révolutionnaire met très vite en place une première réforme agraire (1959), qui sera suivie d’une deuxième en 1963. Les grandes résolutions prises alors sont : la suppression des grands domaines privés, la limitation de la propriété de la terre à 67 hectares par individu et la conversion des « latifundium » en fermes d’Etat  ou en fermes militaires. Les fermes d’Etat, gérées par le Ministère du Sucre (MINAZ ), sont dédiées aux cultures d’exportation (canne à sucre, tabac et agrumes) et aux grandes cultures (riz et banane principalement). Les fermes militaires sont gérées par le Ministère des Forces Armées (MINFAR).

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