Notre itinéraire

Une route toute tracée ….

 

Première étape, et non des moindres : Cuba, un paradis agro-écologique ! Commencer par cette île nous est apparu comme une évidence. Toujours sous l’égide d’un embargo nord américain (depuis 1962 !) et ayant perdu leur appui soviétique, les producteurs cubains ont été forcés de revoir leur stratégie : il devint absolument nécessaire de diversifier les cultures (pour tenter d’atteindre une certaine sécurité alimentaire) et de réduire l’utilisation des intrants (qui manquent cruellement du fait de l’embargo). Le mouvement agroécologique a donc réussi, certes par dépit, à toucher un grand nombre de paysans cubains. Lors de notre visite de 3 semaines, nous tenterons de rendre compte des progrès en matière de production de matière organique pour la fertilité des sols, de production « biologique », de lutte contre les pathogènes, d’agriculture urbaine et bien plus encore…

Nous nous dirigerons ensuite vers le Mexique, l’Equateur, le Pérou puis la Bolivie, où là aussi le mouvement agroécologique s’étend de plus en plus. Au sein de ces différents pays, les communautés scientifiques « redécouvrent » et s’intéressent à des connaissances mises en œuvre par les cultures paysannes ; alors que dans le même temps, ces savoirs et pratiques, dont la transmission est principalement orale, sont marginalisées au profit de l’agriculture industrielle.  Nous nous focaliserons donc principalement sur ces connaissances « anciennes », tout en observant la portée du mouvement agroécologique dans ces différents pays.

Dernière étape de notre périple latino-américain : le Brésil. L’agroécologie s’y est développée sur la base de pratiques agricoles traditionnelles et a été portée par différents mouvements sociaux et par des politiques incitatives liées à une reconnaissance accrue de « l’agriculture familiale ». Aujourd’hui, ce pays connaît une juxtaposition entre de grandes exploitations industrielles et une petite agriculture familiale mettant en œuvre des principes agroécologiques. Entre les deux, de grandes exploitations pratiquent une agroécologie à   « grande échelle », dont les caractéristiques environnementales (comme l’utilisation d’intrants chimiques) et sociales (comme la réduction de l’emploi) peuvent remettre en cause l’appellation « agroécologie ».

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s