Nos objectifs

Nous immerger au cœur  d’une Amérique latine paysanne…

L’Amérique latine est un continent qui nous fascine de par une culture sociale basée sur le contact et l’échange  et une diversité des paysages et des pratiques agricoles passionnantes.

L’agriculture latino-américaine, en lien avec son histoire, est duale : elle se caractérise par l’opposition de très grandes exploitations (latifundio) et de très petites (minifundio). L’emprise foncière représente un enjeu de taille au cœur du monde rural, notamment pour la petite paysannerie résistante. De nombreux exemples permettent d’illustrer cette résistance au modèle latifundiste : le mouvement des paysans sans terres au Brésil ou en Bolivie, les petits producteurs de café du Costa Rica, de Colombie, du Honduras et du Guatemala, les petits producteurs maraîchers des Andes péruviennes, etc. C’est donc avant tout la vitalité des unités familiales paysannes latino-américaines qui nous fascine et qui représente pour nous un « terrain » propice à la découverte et à l’apprentissage…

… et mettre l’agroécologie au centre de notre voyage

L’agroécologie nous paraît être une alternative crédible au modèle de l’agriculture                           « conventionnelle ». Au fil des rencontres, nous approfondirons deux aspects de l’agroécologie :                      

nous tenterons d’abord de faire le lien, voire la continuité, entre des pratiques agricoles traditionnelles et des pratiques innovantes. En effet, le terme « agroécologie » est récent mais les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement sont, elles, bien plus anciennes : elles existent depuis des millénaires dans la paysannerie de tous les continents[1]. Ce n’est que depuis l’apogée de l’agriculture industrielle (et l’arrivée des agrochimiques) que l’équilibre écosystémique a été rompu. L’agroécologie pourra-t-elle le restaurer ?

– l’agroécologie ne vise pas uniquement la préservation de l’environnement, elle est aussi centrée sur l’homme. Nous questionnerons donc, tout au long de notre voyage, la durabilité sociale et économique de ce mouvement agricole. En effet, la durabilité ne s’exprime pas seulement par la préservation des ressources pour les générations futures mais elle doit également garantir une certaine qualité de vie pour la population actuelle…


[1] Voir « Histoire des agricultures du monde, du néolithique à la crise contemporaine » de Marcel Mazoyer et Laurence Roudart, publié chez Points.

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