¡Maíz, recuerda tu raíz!

1. La milpa: No es solo maís !

Le mot milpa vient du Nahualt (langue aztèque) « milli » qui signifie « parcelle semée » et « pan » qui signifie « au dessus », soit littéralement « ce qui est semé au dessus de la parcelle ».

Le principe de la milpa a été mis au point au centre-sud du Mexique (emplacement actuel de l’état de Oaxaca) il y a environ 2400 ans. Le concept se diffusa progressivement dans toute la Méso-Amérique, on le retrouva jusqu’en Amérique du Nord où la milpa était le système de culture de base des Iroquois. La milpa consiste en une association  sur la parcelle de 3 plantes – le maïs, le haricot et la courge (appelées communément la « triade Méso-Américaine ») –  dont la complémentarité a été éprouvée au fil des siècles par les paysans.

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Réformes agraires et révoltes paysannes au Mexique …

Cet article a pour but de dresser un portrait de l´agriculture au Mexique, en rappelant les évènements historiques qui ont façonné le milieu rural du pays,  pour aboutir au contexte agricole actuel.  La dernière partie est consacrée à l´émergence de l´agro-écologie dans le pays, et des différents courants que l´on peut y rencontrer.

Cet article est certes un peu longuet, mais la longueur en vaut la chandelle !

1. Destruction des sociétés préhispaniques et constitution des grandes haciendas

Quand les conquistadores espagnols débarquèrent sur les rives du Mexique au 16ème siècle, l’empire aztèque était en plein essor. Les zones du haut plateau central étaient très densément peuplées et on y pratiquait une agriculture intensive, surtout autour des grands lacs où les terres étaient très fertiles et facilement irrigables. Les plaines littorales plus escarpées étaient beaucoup moins peuplées, y dominaient la culture sur abattit-brulis (notamment au Chiapas).

Les agriculteurs payaient de lourds tributs en produit ou en travail aux classes dominantes (qui ont permis de construire les fabuleux temples que nous connaissons), et les indigènes mayas récemment soumis avaient de forts ressentiments contre les aztèques, sans parler des fortes dissensions au sein même de l’empire. Dans ce climat de tension, il fut facile pour la couronne espagnole d’assujettir la population pour faire tomber la civilisation aztèque. L’administration et l’évangélisation furent confiées aux conquérants sous le régime de l’encomienda : les conquistadores étaient chargés de lever le tribut que les indigènes, nouveaux « sujets du roi », devaient à la Couronne.

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Protection de la biodiversité ou déstructuration sociale de minorités indigènes ?

 “Cuando se habla de territorio, no se trata solo de una extensión de terreno con recursos para planificar, sino de la tierra y de quienes con sus necesidades sus miedos y sus sueños, la habitan.”

“Quand on parle de territoire, il ne s’agit pas seulement d’une extension de terrains avec des ressources à gérer, mais plutôt d’une terre et de ceux qui l’habitent, avec leurs nécessités, leurs peurs et leurs rêves.”

(Gabriella F. S.)

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Pour cet article, nous avons souhaité sortir des sentiers battus agroécologiques pour vous raconter l’histoire mouvementée d’une communauté « relocalisée » à plusieurs reprises par le gouvernement mexicain. Le prétexte : il fallait protéger la biodiversité dans des régions déclarées « réserve nationale » ou « réserve de la Biosphère »…

Situé au sud-est de la République du Mexique, l’Etat de Campeche abrite la Réserve de biosphère de Calakmul (où se trouve une très ancienne cité Maya perdue au milieu de la jungle mexicaine). A la périphérie de cette réserve naturelle, nous sommes allées à la rencontre de « Union 20 de junio », communauté également appelée « la Mancolana ». Parmi ses habitants, Don Juan, un maya Tzeltal originaire du Chiapas, nous a raconté son histoire…

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