Servio Pachard : el « machetero montubio »

Servio ou l’hyperactivité tranquille

Ayant terminé ses études d’ingénieur agronome, le jeune Servio, travaille quelques temps dans une des camanoneras intensives (élevage de crevettes) qui pullulent sur la côte de Manabí. Mais ce genre de production piscicole lui pose un léger problème éthique : pollution de la mer et destruction de la mangrove environnante sont des dommages collatéraux inacceptables pour lui. Il se consacrera alors à parfaire ses connaissances dans une agriculture plus respectueuse de l’environnement : il continue à apporter son aide dans la ferme familiale à Sarampión, près de Calceta et encourage ses voisins à mettre en place des jardins potagers pour leur auto-consommation.

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Riomuchacho : entre permaculture et écotourisme

A 35 km au nord de Bahía, Manabí, se trouve la petite ferme de 11 ha de Rio Muchacho. Située au cœur de la zone de transition entre forêt tropicale humide et forêt tropicale sèche, la ferme se trouve au sein d’un écosystème unique au monde, de par ses caractéristiques et l’extrême biodiversité qui s’y concentre. Nicola et Dario, un couple néozélandais-équatorien, s’efforcent depuis 1989 de reforester leurs terres et de développer une agriculture adaptée à la zone suivant les principes de l’agroécologie et de la permaculture. Le développement de l’écotourisme leur a permis de mettre en place une école environnementale alternative communautaire et d’autres projets éducatifs dans la région. Partons ensemble à leur rencontre…

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Maria et sa naranjilla

Les pesticides ou la vie ?

La communauté Kichwa[i] de Guamani (ou Wamani en kitchua) se situe à 200 km à l’est de Quito, au commencement de la forêt amazonienne. Depuis une vingtaine d’années les habitants cultivent la naranjilla[ii] ou « petite orange » (Solanum quitoense), bien adaptée au sol et aux conditions climatiques locales. Ce fruit de la famille des solanacées (comme la tomate ou le physalis), peut se manger cru (bien que très acide), mais est plus généralement apprécié en jus ou en confiture… Un seul hic vient noircir le tableau : la culture de la naranjilla se fait aujourd’hui à grand coup d’applications de produits chimiques sur le sol, sur la plante et ses fruits !

Dans les années 2000, un nombre croissant d’agriculteurs de la communauté de Wamani mettent fin a leurs jours (cela rappelle les tristes suicides d’agriculteurs indiens dont on parlait beaucoup ces dernières années) : en 2 ans plus de 80 personnes se suicident, pour une communauté qui compte seulement 500 habitants (soit un rapport 200 fois supérieur a la moyenne mondiale … de quoi attirer l’attention!). Quelques reportages et vidéos furent réalisés et agitèrent pour quelques temps la toile médiatique équatorienne.

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