Protection de la biodiversité ou déstructuration sociale de minorités indigènes ?

 “Cuando se habla de territorio, no se trata solo de una extensión de terreno con recursos para planificar, sino de la tierra y de quienes con sus necesidades sus miedos y sus sueños, la habitan.”

“Quand on parle de territoire, il ne s’agit pas seulement d’une extension de terrains avec des ressources à gérer, mais plutôt d’une terre et de ceux qui l’habitent, avec leurs nécessités, leurs peurs et leurs rêves.”

(Gabriella F. S.)

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Pour cet article, nous avons souhaité sortir des sentiers battus agroécologiques pour vous raconter l’histoire mouvementée d’une communauté « relocalisée » à plusieurs reprises par le gouvernement mexicain. Le prétexte : il fallait protéger la biodiversité dans des régions déclarées « réserve nationale » ou « réserve de la Biosphère »…

Situé au sud-est de la République du Mexique, l’Etat de Campeche abrite la Réserve de biosphère de Calakmul (où se trouve une très ancienne cité Maya perdue au milieu de la jungle mexicaine). A la périphérie de cette réserve naturelle, nous sommes allées à la rencontre de « Union 20 de junio », communauté également appelée « la Mancolana ». Parmi ses habitants, Don Juan, un maya Tzeltal originaire du Chiapas, nous a raconté son histoire…

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UBPC La Ketty, un “organopónico” d’excellence !

à Caney, Santiago de Cuba

Tania, ingénieure agronome et chef de production dans l’UBPC[i] La Ketty, a été notre guide dans cet organopónico d’excellence situé à 3 km de Santiago de Cuba. Les organopónicos sont LA «  vitrine » de l’agroécologie à Cuba et une des formes les plus connues de l’agriculture urbaine. Ceux-ci combinent une haute productivité sur de petites surfaces avec une grandes diversité de cultures maraîchères, et ce, sans utiliser d’intrants chimiques (dont l’utilisation n’est autorisée qu’en cas d’extrême urgence).

Cet article n’apporte qu’une vision partielle de ce que sont les organopónicos à Cuba. Nous nous contenterons donc de vous résituer ce que nous avons appris durant cette après-midi à Caney et lu sur le sujet (références en fin d’article). N’hésitez pas à nous écrire des commentaires : toutes vos remarques et corrections sont les bienvenues et nous serons heureuses d’y répondre!

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Finca agroecológica la Rosa, «candidate à l’excellence» !

Avec Ricardo et Rosa, à Vertientes, province de Camaguey, Cuba

Alors qu’il travaillait dans le secteur de la mécanique industrielle, Ricardo eût un grave accident de moto en 1983 et subit plusieurs opérations. Il ne put alors plus exercer sa profession et mit plusieurs années à récupérer. Au fur et à mesure de sa rééducation, il commence à jardiner dans son arrière cours, en cultivant d’abord des roses puis d’autres plantes ornementales. Il se met petit à petit à cultiver un potager, à faire de l’élevage de porcs et de lapins. Il décide alors d’acheter un terrain à son voisin afin d’augmenter et diversifier sa production. Le voilà agriculteur de profession, spécialisé dans la production de jeunes plants (fruitiers, ornementales, essences forestières) à forte valeur ajoutée. Mais depuis quelques années, le seul débouché dont il dispose ne lui permet plus d’écouler toute sa production de jeunes plants. Avec l’appui de l’ACTAF et grâce à ses lectures et formations, il perfectionne ses techniques agroécologiques, pour aller vers plus de diversité au sein de sa ferme.

Il travaille aujourd’hui avec sa femme, Rosa, et emploie 5 salariés. Il est membre de l’ACTAF (par conviction agroécologique) et membre de l’ANAP (comme tous les producteurs cubains !). Après avoir été élu « référence locale » puis « référence nationale » pour sa ferme exemplaire, Ricardo brigue aujourd’hui le titre d’« excellence ». (voir conclusion de l’article, « Notre itinéraire cubain »)

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Un ambassadeur de la Moringa à Cuba

Bienvenue dans la ferme d’Omar Gonzales,

à Santa Maria, Province de Matanzas, Cuba.

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Omar est un homme charismatique, fin cuisinier, membre actif de diverses organisations paysannes (dont l’ANAP, Associación Nacional de Agricultores Pequeños) et voyageur dans le cadre de ces organisations (il s’est déjà rendu en Espagne, au Venezuela pour promouvoir les techniques de l’agroécologie).

Jeune diplômé, il a consacré 20 ans de sa vie professionnelle à l’enseignement. Lors de la « période spéciale » qui s’est accompagnée d’une baisse importante des salaires versés par l’Etat, Omar décide de renouer avec ses racines paysannes en allant travailler dans la ferme de son père au début des années 1990. Plus tard, lorsqu’il reprend la ferme familiale, il utilise les techniques de culture et d’élevage « conventionnelles » que ses parents lui ont enseigné. Jusqu’au jour où il découvre un livre qui va l’ouvrir au concept de l’« agriculture durable». Il multiplie alors les lectures traitant de ce thème, participe à une formation à La Havane et applique peu à peu les principes de l’agroécologie à sa ferme. « Paysan innovant », son travail est aujourd’hui reconnu par le gouvernement puisque suite à un appel téléphonique de Fidel Castro en personne (vidéo à l’appui !), son frère Raul s’est rendu sur sa ferme pour saluer ses innovations agroécologiques.

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